Dessine moi un synode

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Un synode diocésain constitue toujours un événement important dans la vie d’un Diocèse. A l’invitation de l’Evêque, l’ensemble des chrétiens se réunissent pour débattre et chercher quels sont les chemins d’avenirs, les ponts à construire, les appels à entendre.[1]

Charge ensuite à l’Evêque de promulguer ou non les propositions qui lui sont faites, puis d’en assurer la mise en œuvre.

L’histoire des synodes, de la petite et de la grande, qui commence en Palestine pour traverser toute l’Antiquité, rebondir de Concile en Code Canonique, il y a matière à dire, écrire et lire…. jusqu’à remplir une bibliothèque.[2]

Idem pour les analyses théologiques et ecclésiologiques, oscillation perpétuelle entre une Eglise hésitante entre l’appel à tous dans une théologie du Corps du Christ et la crainte vis-à-vis d’une certaine forme de décentralisation, tant géographique qu’ecclésial.[3]

Mais quel est exactement la réalité de la pratique des synodes en France ? Il-y-t-il une dynamique ou non ? Est-il possible de parler d’une culture synodale ? Si oui, à quelles conditions ? Pourquoi un Evêque fait-il le choix de faire une assemblée synodale plutôt qu’un synode ? Est-il imaginable d’avoir un jour des synodes provinciaux, voire nationaux ? Quels sont les obstacles ? Théologique, culturel et financier ?

A toutes ces questions, il est plus difficile de trouver des réponses satisfaisantes. J’ai donc cherché par moi-même.

J’ai eu quelques confirmations, d’autres questions ont surgi, quelques pistes également, que je vais essayer de poursuivre pour voir où cela mène.

Demeure néanmoins une certitude, c’est qu’au-delà des questions inévitables de pouvoirs et de tensions qui peuvent exister, l’expérience synodale est avant tout une expérience d’ordre spirituel :

Ainsi un synode diocésain est-il aussi et d’abord un acte « spirituel » au sens plein du terme, non pas seulement un organe de gouvernement. Il atteste la collégialité de l’Église ; il exprime la responsabilité de tous dans la diversité des fonctions, ministères et charismes. Il engage le présent et l’avenir de l’Église diocésaine, à travers la définition des priorités et modes d’action ordonnés au double service de la mission et de la communion. Le synode est un acte à la fois symbolique et pratique : il manifeste la nature de l’Église et oriente son activité.

Père Yves-Marie Blanchard, Poitiers, Synode Serviteurs d’Evangile, 2003.

Un peu de couleurs

Afin d’avoir une vision un peu générale de la situation française, j’ai dressé une carte des synodes en France, diocèse par diocèse. Les couleurs indiquent la date du dernier synode diocésain, sans l’indication des précédents, ceci dans un souci de visibilité.[4]

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Le classement se fait par période de 10 ans. En comptant qu’entre la convocation et la promulgation finale, il faut en moyenne plus de 2 ans, il ne reste alors plus que 8 ans pour la mise en œuvre…. ce qui est très court pour un Diocèse.

Les observateurs les plus attentifs auront remarqué qu’il ne s’agit que des Diocèses de Métropoles. Je n’oublie pas que le diocèse de Guadeloupe a eu un synode en 1994 et que plus récemment le Diocèse de Guyanne a connut son premier synode diocésain en février 2010.

Cependant, la taille parfois très modeste des diocèses des DOM-TOM ainsi que le particularisme de leur histoire m’a incité à ne pas les faire figurer ici.

Est-il possible d’en tirer des enseignements, d’y trouver des réponses à mes questions initiales ? Au moins deux observations préliminaires :

  • Un gros tiers des diocèses n’ont pas eu depuis 30 ans, ou jamais un synode.
  • Si le nombre de synodes dans les années 80 reste symbolique, il est possible d’observer un mouvement général et un rythme qui se maintient jusqu’à aujourd’hui.

 

Je synode, tu synodes, nous synodons,…

Est-ce donc à dire qu’un gros tiers des diocèses vit enfermé sur lui-même, avec des Evêques dans leur tour d’ivoire, qui ne consulte jamais personnes ? Si seulement c’était aussi simple !!!

Car à coté des synodes, on trouve pêle-mêle assemblées synodales, forums diocésains, démarches synodales, réflexion diocésaine et cela jusqu’au pèlerinage synodal[5].

L’absence de synode au sens canonique du terme ne préjuge donc aucunement de la vitalité pastorale ou d’une authentique culture synodale.

Pourquoi donc ne pas les faires figurer sur la carte me direz-vous ?

C’est un choix. Celui de ne pas introduire un critère subjectif. En effet, un synode a une définition canonique bien précise, indiscutable.

En revanche, pour le reste, il faut vraiment faire le tri. S’il y a des démarches qui sont des presque synodes, d’autres n’en ont que le lointain parfum, faisant écho à la phrase du Professeur Gilles Routhier

En effet, le discours sur la synodalité se transforme souvent, lorsqu’il s’abstient de prendre en compte les pratiques et de s’adonner à un exercice sérieux d’analyse, en autodiscours légendaire dans lequel tout fonctionne pour le mieux dans une exemplarité synodale. Ce dont on a le plus besoin aujourd’hui (…) ce sont des travaux qui soient en mesure d’assumer les pratiques et de les analyser rigoureusement et sans concession.

Alors quel critère mettre en place ? Le nombre de participant ? Le nombre d’orientations ? Les travaux préparatoires ? On voit bien les limites d’un tel exercice.

C’est la raison pour laquelle je m’en tiens uniquement au synode au sens canonique.

Mais cette prolifération de démarche n’est cependant pas sans question : pour quelles raisons, un Evêque choisit de ne pas de faire un synode, mais une forme « alternative » de consultation ? Difficile à dire, il faudrait pouvoir leur demander individuellement, et qu’ils acceptent de répondre franchement à la question.

Il me semble néanmoins possible d’avancer trois pistes, au vu des conversations et échanges que j’ai pu avoir avec différentes personnes.

  • Souhait d’une démarche plus légère, au vu du peu de forces vives dans un diocèse qu’il semble parfois difficile de mobiliser sur un temps long.
  • Souhait d’avoir une dynamique, sans pour autant qu’il semble nécessaire de solenniser les orientations pastorales
  • Si les actes synodaux « remontent » pour la plupart à Rome, car il ne s’agit pas d’une obligation, il n’en est pas de même pour les forums ou autres initiatives, ce qui laisse une plus grande liberté pastorale et évite les éventuels retours de bâtons.[6]

Reste une réalité, celle de la portée normative : en effet, un synode engage l’ensemble du peuple de Dieu, bien au-delà des questions de personnes. Un changement d’Evêque ne va pas remettre en cause le choix des orientations diocésaines qui fixe pour les années à venir les grandes évolutions pastorales, sauf à convoquer un nouveau synode, même si l’Evêque reste totalement libre de ses choix.

Il n’en est pas de même d’une lettre pastorale ou d’orientations prises hors du cadre canonique : en l’absence de définition précise, officielle, cela ne saurait lier un nouvel Evêque qui reste beaucoup plus libre de suivre ou non cette démarche, faute de normativité très claire.

Disons le simplement : canoniquement parlant, une lettre pastorale n’a pas plus de poids que les vœux de la nouvelle année.[7] Cela peut être intéressant, pertinent, faire plaisir, la conservation du caractère personnel de l’auteur ne lui donne cependant qu’une espérance de vie assez aléatoire.

Ce que d’une certaine façon l’instruction de 1997 sur les synodes Diocésains de la Congrégation pour les Evêques reconnaît, avec ses mots à elle, un peu plus romain et légaliste que les miens

De plus, dans les dernières décennies, on a signalé aussi d’autres formes d’expression de la communion diocésaine, appelées parfois « assemblées diocésaines », qui, tout en présentant des aspects communs avec les synodes, manquent toujours d’une configuration canonique précise.

(…) Il est en outre souhaitable que même les « assemblées diocésaines » ou autres assises, dans la mesure où elles ressemblent au synode par leurs buts et leur composition, trouvent leur place au sein de la discipline canonique, grâce à l’accueil des prescriptions canoniques et de la présente Instruction, garantie de leur efficacité pour le gouvernement de l’Église particulière.

Le travail, tant canoniste qu’ecclésiologique reste donc très ouvert.

Synode des années 80, synodes jusqu’au bout….

Deuxième point, la concentration synodale à partir des années 90. Comment expliquer la quasi-absence de synode dans les années 80, puis l’explosion des années 90 à aujourd’hui ?

Ici, il faut se remettre un petit peu dans l’histoire [8].

Le Concile Vatican II de 1962 renverse totalement la perspective théologique de toute la vie en Eglise en prenant clairement l’option d’une ecclésiologie de communion, approche qui se heurte totalement à la définition du synode dans le code de droit canon de 1917 qui en limite la participation aux seuls ministres ordonnées.

Il faut attendre 1983 pour que le code de droit canon entérine définitivement cette nouvelle approche, avec deux grandes évolutions :

  • Levée de l’obligation de convocation du synode à période régulière
  • Participation des laïcs, et donc de l’ensemble du Peuple de Dieu

Après une période rodage, on constate que les synodes se développent de manière régulière en France à partir de 1990.

Il serait bien tenant de faire une synthèse des différentes approches pastorales, mais cela dépasserait largement le cadre de cet article qui n’a l’ambition que d’être un rapide panorama, et non pas un plan pour un mémoire en théologie.

Encore est-il possible de dégager deux grandes tendances :

  • Dans les années 80-2000, les synodes semblent avant tout concentré dans leurs décisions sur des aspects organisationnels : regroupement de paroisses, création de services (notamment les services communications), structuration des doyennés, mise en place d’équipes EAP,…
  • A partir de 2000, la nature des questions changent : comment rejoindre les personnes, accompagnement des demandes de baptême, évangélisation, prise en compte de l’ensemble des ministères et des missions,…

Un élément intéressant se retrouve dans de nombreux synodes diocésains antérieurs à la décision de Rome d’interdire les débats sur les questions ne relevant pas de leurs juridictions[9]
.
En effet, les Actes synodaux conservent la marque de l’ensemble des débats, donc également des décisions dont l’application n’est pas possible canoniquement.

Ainsi par exemple du synode diocésain de Grenoble en 1990 :

Les propositions 491, 492, 493, débattues et votées mais dont la décision dépasse la compétence d’un synode diocésain, n’ont pas, de ce fait, à être promulguées. C’est pourquoi elles sont transcrites à part.

Elles font partie du débat synodal car elles correspondent à des préoccupations exprimées par des groupes de préparation et que la liberté de discussion a présidé à tout le déroulement du synode. Elles rejoignent des suggestions semblables faites dans d’autres synodes diocésains actuels.

491

Alors que va se rassembler le Synode européen des Eglises catholiques latines et orientales, l’Assemblée synodale estime le moment venu de renouveler en Eglise latine la réflexion sur l’ordination d’hommes mariés.

492

Dans notre diocèse, des prêtres se sont mariés et mariés religieusement. Depuis certains participent activement à la vie de l’Eglise. L’Assemblée synodale souhaite que cela puisse aller jusqu’à la reconnaissance de certains ministères.

493

Aujourd’hui il y a des femmes qui ont reçu un ministère reconnu. L’Assemblée synodale estime le moment venu d’étudier dans l’Eglise la possibilité d’ordonner des femmes au diaconat et à la prêtrise.

« p. 35, Orientations et décisions synodales du Diocèse de Grenoble, 5 juillet 1990.« 

Ordination d’hommes mariés, reconnaissance de l’ensemble des ministères, ordination des femmes, accueil des divorcés-remariés à la table eucharistique, possibilité pour des laïcs de célébrer des baptêmes et des mariages,…

Ces questions sont récurrentes dans la plupart des actes synodaux des diocèses, de 1983 à 1997, signe qu’il ne s’agit pas simplement d’une revendication corporatiste de groupes totalement isolés.
Néanmoins, le décision d’une limitation des débats sur quelques thèmes est peut être judicieuse en considérant qu’il est frustrant pour des assemblées de débattre de sujets dont elles n’ont pas la compétence, ce qui a terme ne sert à rien. Sinon à permettre l’expression ?

Mais au delà de cette question très particulière, le lecture des actes synodaux révèle une extraordinaire inventivité pastorale, preuve d’une formidable maturité des assemblées, avec en fil rouge le désir profond de l’ouverture à l’ensemble de la société dans toute sa diversité.

Je reviendrais beaucoup plus en détail dans un prochain article à paraître en septembre avec la mise en ligne de l’ensemble des actes synodaux. Ce sera aussi l’occasion de revenir sur les thèmes des synodes, la portée et aussi la mise en application, sans jugement de ma part, mais avec lucidité..

Pour conclure, il est intéressant de noter que quelques diocèses vont beaucoup plus loin que la pratique d’un synode, par la mise en œuvre d’une véritable culture synodale.

S’il ne fallait en citer qu’un, ce serait très certainement le Diocèse d’Evry qui avec un rythme particulièrement soutenu de synodes (90, 97 et 2005) a totalement intégré dans sa culture pastorale cette nouvelle manière de vivre ensemble et de porter la responsabilité commune de l’annonce de l’Evangile.

Entre calage de meuble et conduite de projet

Autre question qui fâche, celle de l’après-synode. Cet aspect dépasse largement la seule mise en œuvre d’un synode, pour toucher toute une culture ecclésiale.

Autant l’Eglise est assez habile pour dresser un diagnostic, autant elle oublie souvent de passer par la case pharmacie avec son ordonnance.

La récente actualité sur les affaires de pédophilie nous a également montré les limites d’une certaine gestion de quelques épiscopats et mouvements qui ont parfois du mal à faire le passage des paroles aux actes.

Rassurons-nous néanmoins, en cela l’Eglise aura toujours la concurrence déloyale du monde politique et de l’appareil législatif, si prompt à s’indigner larme à l’œil devant les objectifs, souvent si lent à faire paraître les décrets d’applications que la loi est déjà caduque.

Si donc les actes synodaux servent parfois pour caller les meubles, il existe également de nombreux contre-exemple de Diocèses qui assurent un suivi particulièrement consciencieux dans la mise en œuvre.

Citons par exemple le Diocèse d’Angers qui sur son site Internet permet de suivre l’évolution des différents étapes, mais également le Diocèse de Poitiers, qui accompagne l’ensemble du travail des équipes par des évaluations régulières, démarche grandement facilitée par une culture maintenant bien ancrée de la relecture de la mission par et dans les communautés locales.

Conclusion apéritive [10]

Au final, l’outil synodal prend peu à peu sa place en France, même si nous sommes encore très loin de sa généralisation.

C’est aussi une lente révolution silencieuse qui s’opère, celle d’une Eglise où la responsabilité de l’annonce de la Foi incombe à tous, où l’Evêque n’est pas seul devant les décisions à prendre.

Une Eglise du peuple de Dieu, responsable, solidaire et acteur des grandes évolutions pastorales.

La pratique synodale n’est pas juste un mécanisme d’animation de la pastorale, il touche à la nature même de l’Eglise, à sa nature dialoguale, à son essence même.

Face aux immenses défis auxquels l’Eglise de France doit faire face, le développement d’une véritable culture de la synodalité, tant au niveau diocésain, provincial que national constitue sans doute un des leviers pour l’avenir.

L’Eglise, malgré le rêve de quelques groupuscules conservateurs, ne vit pas en dehors du monde : l’ignorer ou au pire le regarder avec condescendance est une grave erreur.

Dans une société française, qui du monde de l’entreprise au monde politique, développe de plus en plus la consultation, le débat, permet à chacun de s’exprimer, l’Eglise doit tenir compte de ses nouvelles pratiques, au risque de se couper un peu plus du monde.

Il y a un paradoxe à voir se développer au fil des ans les synodes dans les Diocèses, signes d’un Peuple qui près de 50 ans après Lumen Gentium a la maturité nécessaire pour assumer collectivement la responsabilité de l’Annonce de l’Evangile…. Mais une absence totale de réflexion sur la possibilité d’un synode associant l’ensemble des catholiques et ouvrant également ses travaux aux autres confessions chértiennes au niveau national.

La convocation d’une telle assemblée serait un magnifique hommage à une école de pensée française qui a tant œuvré pour l’élaboration des textes conciliaires, un signal très fort en direction de l’ensemble du Peuple de Dieu, un geste historique.

Allez, chiche ?

 

Notes

[1] Notons cependant que l’instruction romaine de 1997 sur les synodes diocésains limite la discussion aux-seules questions diocésaines….Ce qui explique notamment que dans la lecture comparative des actes synodaux, ces questions récurrentes ont depuis disparus.

[2] Donc oui, je ne vais pas faire un long développement théorique, pour ceux que cela intéresse voici une très courte bibliographie pour une vision un peu générale : Alphonse Borras, La synodalité du peuple de Dieu, Prêtres diocésains 1337/1338 (1996) 263-280- Chantal Colin de Verdière, État des lieux des synodes diocésains en France, Bulletin de la Conférence des Évêques de France 18, 1994 – Le gouvernement de l’Église catholique. Synodes et exercice du pouvoir. Éd. J. Palard. Paris 1997 – Monique Hébrard, Révolution tranquille chez les catholiques. Voyage au pays des synodes diocésains. Paris 1989 Pour une biblio très complète http://lumengentium.fltr.ucl.ac.be/Synode_Ressources_Bibliographie.asp

[3] L’instruction Romaine de 1997 est à ce titre particulièrement explicite : « Toute tentative, donc, d’opposer le synode à l’Évêque, en vertu d’une soi-disante « représentation du Peuple de Dieu », est contraire à l’authentique disposition des rapports ecclésiaux. » rappel à l’ordre ou nécessaire précision ?

[4] Est-il possible qu’il reste des erreurs. Oui parce que c’est un phénomène bien humain. Il suffit de me faire un petit mail si vous voyez une erreur afin que je fasse la correction. Signalons à ce propos les très nombreuses inexactitudes du dernier Théo sur la question p. 1257

[5] Diocèse de Gap pour ne pas le citer…

[6] Pour des raisons de confidentialité, on ne va pas développer ce dernier point : il est néanmoins possible de se reporter à mon article note de bas de page du 24 avril 2010 pour une illustration concrète de cette très fâcheuse tendance romaine. Une autre illustration se retrouve dans la l’instruction romaine de 1997 qui vise certes à aider, mais aussi à recadrer les choses.

[7] Normalement n’importe quel canoniste lisant cela va faire des bonds, il s’agit surtout d’une formule qui a l’inconvénient d’être réductrice, mais l’avantage d’être une très bonne illustration

[8] C’est assez volontairement que je ne dresse pas ici un long historique. Il existe déjà de nombreux livres sur la question, écrit par des personnes bien plus expertes et intéressantes que moi…

[9] A lire l’analyse du Père Jean Rigal « Une Eglise où la parole est confisquée sera-t-elle encore perçue comme une Eglise de Pentecôte pour le monde ce temps ? Sera-t-elle encore inventive ? Pourra-t-on la considérer comme une véritable Eglise locale ? De plus, n’est-il pas préférable que certaines questions soient posées dans le cadre régulateur de l’assemblée synodale ? Chacun sait que, de toutes manières, les questions brûlantes ne seront pas étouffées par une autorité drastique et surgiront forcément ailleurs. » Découvrir l’Eglise, p. 148, DDB

[10] Oui je sais, j’ai un vrai problème de titre, c’est pas mon truc, voilà.

3 thoughts on “Dessine moi un synode

  1. C’est drôle que tu cites Evry en exemple : ayant quitté le diocèse, je ne sais pas ce qu’a donné le synode de 2005, mais pour l’avoir vu de mes yeux, la préparation était d’une pauvreté désolante.

  2. Je cite Evry comme exemple d’un Diocèse qui a une habitude du synode, je ne me prononce pas sur le contenu et le suivi, mais tu n’est pas le premier à me dire cela.

  3. Moi j’aime bien le titre ! ;)
    Merci pour toutes ces recherches qui ouvrent à la réflexion et à la joie.

    « Toute tentative, donc, d’opposer le synode à l’Évêque, en vertu d’une soi-disante « représentation du Peuple de Dieu », est contraire à l’authentique disposition des rapports ecclésiaux. » rappel à l’ordre ou nécessaire précision ?
    Nécessaire soucis d’unité et de complémentarité !

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